Association Solidarité Éducation Développement ''Bonza'', Association socioculturelle et de solidarité à Niamey au Niger
Mahamadou Issoufou est né en 1952 à Dandadji dans la région de Tahoua (Illéla). Il appartient à l'ethnie haoussa. Ingénieur des mines, il est directeur national des Mines au ministère des Mines et de l'Énergie de 1980 à 1985, puis directeur d'exploitation de la mine d'Arlit ensuite secrétaire-général de la Société des mines de l'Aïr (SOMAIR), jusqu'en 1991, avant de démissionner et d'entamer une carrière politique.
Il est titulaire d'une licence de mathématiques de l'université de Niamey depuis 1975. Il poursuivra ensuite ses études à l'Université des Sciences et Techniques du Languedoc de Montpellier de 1975 à 1976 (obtention de la maîtrise en mathématiques et applications fondamentales) ; à l'université Paris VI de 1976 à 1977, (diplôme d'études approfondies de probabilités et statistique) et à l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne (France) de 1977 à 1979, d'où il sort avec le diplôme d'ingénieur civil des mines.
Carrière politique
À la faveur des mouvements démocratiques des années 1990, il crée, avec plusieurs de ses anciens compagnons des mouvements estudiantins, notamment de lycée, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Taraya), d’obédience socialiste[2].
Candidat à la présidentielle de 1992
Il prend part à toutes les élections présidentielles organisées au Niger depuis l’avènement de la démocratie pluraliste au sortir de la conférence nationale souveraine de 1992. Troisième après Mamadou Tandja et Mahamane Ousmane à l'élection de 1992, son parti a créé, avec la CDS et l’ANDP de Moumouni Adamou Djermakoye, un regroupement dénommé l'Alliance des forces du changement (AFC) ayant permis l’élection au second tour de Mahamane Ousmane face à Mamadou Tandja en 1994.
Premier ministre, président de l'Assemblée et présidentielles successives.
Après qu'il a été nommé Premier ministre, des dissensions apparaissent rapidement au sein de l'AFC et l’alliance vole en éclats à la suite de sa démission en 1995. De nouvelles élections législatives anticipées le ramènent au poste de président de l’Assemblée nationale jusqu’en janvier 1996 avec le coup d'État militaire mené par Ibrahim Baré Maïnassara.
Avec l’élection de Mamadou Tandja qui le bat au deuxième tour de l'élection présidentielle en 1999, il rentre dans l’opposition et occupe un poste de député jusqu'à la dissolution par le président Tandja de l’Assemblée nationale en 2009.